Appel à la mobilisation pour la sauvegarde des ressources minières et énergétiques de l’Algérie
Pour l’abrogation de la nouvelle loi minière et la mise en place d’un contrôle citoyen sur les ressources du pays
Algériennes, Algériens,
Adoptée dans la précipitation, cette loi n’a fait l’objet d’aucun débat national.
Ce texte livre nos richesses minières stratégiques aux multinationales étrangères, affaiblit les protections environnementales et met fin au contrôle souverain sur nos ressources naturelles.
Désormais, nos minerais les plus précieux – terres rares, métaux critiques, or, uranium – pourront être exploités sans restriction, sans obligation de transformation locale et sans retombées économiques pour l’Algérie. Pendant que d’autres bâtiront leur industrie grâce à nos ressources, nous resterons spectateurs de notre propre spoliation.
Cette loi n’est rien d’autre qu’un bradage sous couvert d’investissements. Il est impératif d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
Ce que cette loi implique
Perte de souveraineté totale
- Le caractère stratégique des ressources minières est supprimé.
- La règle 51/49 %, qui garantissait à l’État algérien un contrôle majoritaire, est abandonnée.
Un risque environnemental majeur
- L’étude d’impact environnemental complète est remplacée par une simple notice administrative validée par les walis.
- Cela ouvre la voie à une exploitation incontrôlée, avec risques de destruction des écosystèmes, pollution des nappes phréatiques et contamination des sols.
Le gaz de schiste : une bombe écologique et sanitaire
- La loi ouvre aussi la voie à l’exploitation du gaz de schiste, pourtant rejeté par de nombreux pays.
- La fracturation hydraulique consomme des quantités colossales d’eau, menace les nappes souterraines du Sahara, et expose les populations à des produits chimiques dangereux.
- L’Algérie, déjà frappée par le stress hydrique, ne peut pas se permettre ce désastre écologique et sanitaire.
Une économie fragilisée
- Aucun mécanisme de transformation locale : exportation brute sans valeur ajoutée.
- Aucune garantie d’emploi ni de transfert de savoir-faire.
Une législation taillée sur mesure pour les multinationales
- Garanties juridiques exceptionnelles pour les investisseurs étrangers.
- Concessions cessibles sans révision des conditions initiales.
- Avis irrévocable des walis, même si les projets s’avèrent destructeurs.
Un danger pour les populations locales
- Risques d’expropriations abusives et de déplacements forcés.
- Absence totale de mécanismes de protection sociale et sanitaire.
Exigeons l’abrogation immédiate de cette loi
Cette loi constitue une menace directe pour l’avenir économique, environnemental et souverain de l’Algérie. Nous demandons son abrogation et l’ouverture d’un véritable débat national.
Nous appelons à la création d’un Comité national de sauvegarde des ressources, regroupant scientifiques, économistes, juristes, écologistes et citoyens engagés, afin de :
- Défendre l’intérêt national face aux décisions contraires aux intérêts du peuple.
- Exiger un contrôle citoyen sur l’exploitation des ressources.
- Mobiliser experts et société civile pour proposer des alternatives viables.
- Faire pression sur les autorités par des actions publiques, médiatiques et juridiques.
L’Algérie appartient à son peuple. Il est temps d’agir, défendons-la tous !
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